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Posté en Music par Alexandre O'Toole à janvier 21, 2009

Hello tout le monde !
Voici une petite vidéo qui démontre bien la situation dans laquelle s’engouffre notre société vis-à-vis des supports physiques de la musique.
Ce reportage parle de la plus grande collection vinyles du monde (à peu près 6 millions de disques : 78, 45, EP, LP, et CD). Le propriétaire ne se faisant plus tout jeune décide de revendre sa splendide collection et là… personne pour lui reprendre ! Tout le monde s’en fout !!!
Le pire, c’est que je ne suis même pas surpris de voir que ce pauvre type n’arrive pas à faire quelque chose de sa collection… Cela prouve simplement le désintéressement général des gens pour la musique et surtout, ses supports.

Pourtant je ne peux m’empêcher de me demander :
Se passerait-il la même si on parlait d’une collection de peintures, de sculptures ou de photos ???
Hum… non je ne pense pas !!!

Up Date:
« Pour parler de la qualité sonore, il faut se replacer dans le contexte de l’époque. A l’époque, il n’y avait RIEN ! Avec le Philips, les deux premières platines arrivaient. Le propriétaire d’un lecteur de CD avait le sentiment de faire partie du futur (à l’époque l’industrie du gadget électronique était moins développée), de vivre une expérience nouvelle et réservée à un petit nombre de privilégiés. Cette technologie exerçait sur moi une grande fascination, je ne comprenais pas du tout le mode de fonctionnement et j’avais l’impression d’un tour de force technologique. Je crois bien que je n’étais pas le seul, et que nous étions comme des enfants avec un beau cadeau au pied du sapin de noël. Le marketing parlait de dynamique, de rapport signal / bruit… Ce qui était compréhensible, c’est qu’il n’y avait pas contact. C’est à dire que les diodes n’allaient pas s’user comme les diamants, et les disques n’allaient pas être ravagés par les pointes en mauvais état. Et effectivement, le fonctionnement était exempt de tous ces petits bruits présents lors de la lecture d’un vinyle.

Pour ma part, j’avais des disques vinyles que j’aimais beaucoup, et je considérais le lecteur de CD comme une source supplémentaire, à l’instar d’un tuner ou d’une platine K7. Vous l’avez compris, il ne s’agissais pas de remplacer la Technics avec sa cellule Shure. La véritable difficulté, le véritable gros problème, c’était d’avoir des disques ! Dans ces temps obscurs d’un passé oublié, internet n’existait pas et la source d’approvisionnement ne pouvait être que les « disquaires » (une profession disparue, quoique…) et les grosses enseignes qui existaient alors. Il fallait attendre des mois pour avoir certains disques, il n’y en avait que très peu, et l’apparition du CD ne pouvait donc pas, au moins à ce titre, faire disparaitre d’un coup de baguette numérique l’industrie du microsillon parfaitement implantée depuis des décennies. …
… En rédigeant cet article sur le CDP-101, je ne peut m’empêcher de penser que l’industrie du CD est en train de disparaître à son tour. L’information numérique contenue sur les CDs se prête fort bien à la dématérialisation, et désormais les statistiques de ventes de musique prennent en compte les hits sur les téléphones portables. On est bien loin de la recherche d’une quelconque vérité (ou plutôt émotion) sonore.
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Re Update:
… Toujours est-il que ce micro-marché de mélomanes essaie de faire entendre sa voix à l’heure où on nous répète que la crise de l’industrie est essentiellement due au fléau du piratage. Et si finalement on avait oublié de donner au consommateur l’envie d’acheter ?…
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Une réponse

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  1. Cédric soumis, le janvier 22, 2009 at 10:10

    Waouh! j’en veux moi! (bon, ça fait un peu cher tout de même et j’ai pas vraiment la place pour ranger ça… :p)


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